
L'Espoir de Wojciech Siudmak
LUNDI 27 OCTOBRE 21H
MARDI 28 OCTOBRE 21H
JEUDI 30 OCTOBRE 21H
VENDREDI 31 OCTOBRE 21H
SAMEDI 1 NOVEMBRE
DIMANCHE 2 NOVEMBRE 21H
L'INASSOUVISSEMENT -
UNE FEMME LIBRE D'ESPRIT
L’inassouvissement - ou une femme libre d’esprit » inspiré de S.I. Witkiewicz
Conception, jeu-Magdalena Malina
Mise en scène, adaptation - Maksym Teteruk
Traduction- Agnieszka Zgieb
Création lumière- Bilal Dufrou
Musique au plateau- Sophie Griffon
Costumes- Adriana Krol
Chorégraphie- Romain Francisco
Régisseur Lumière- Ferdinand Artur
Illustrations- Wojciech Siudmak
Production: MKiDN, Théâtre du Chariot, KNT Music & Live, Cie SERAFOMBYX, Théâtre Studio d’Alfortville, Institut Polonais à Paris.
Avec le soutien du Ministère de la culture et du patrimoine national de la République de la Pologne (fonds de promotion de la culture ) et L'Institut Polonais à Paris.
« Pendant si longtemps, pendant toute sa vie elle avait vécu sans amour — elle apercevait
clairement cette vérité à présent. Et maintenant il faudrait empoisonner cet amour (car en cet
instant elle savait déjà que c’était de l’amour, le premier véritable et le dernier), le souiller avec de vieux « trucs » plus ou moins démoniaques, avec tout ce passé réellement terrible et cependant très regretté, qu’elle ne pouvait pourtant pas arracher d’elle à volonté. Un effrayant regret la saisit au cœur et aussi là, plus bas. »
L’Inassouvissement, Stanisław Ignacy Witkiewicz
Dans le monde de la tendresse il n’est pas de chagrin, car on ne peut regretter ce que l’on
n’a pas eu le temps de connaître, animé que par la peur de perdre et tenté par un monde qui n’aspire qu’à aller trop vite. La crise que nous traversons n’est qu’une réaction au fait que la vitesse de l’existence dépasse celle de la pensée. Cela, par conséquent, crée des êtres nouveaux,
automatisés. Seul un automate sait fonctionner avec une telle rapidité. Tout cela a été prédit et vu par S.I. Witkiewicz, ce visionnaire génial. Il l’a prouvé dans son roman le plus prophétique,
« L’Inassouvissement », qui nous a inspirés dans la création du spectacle, où l’on voit la
protagoniste, personnage terriblement ambigu, une femme nymphomane, manipulatrice, prédatrice cruelle, lancée à la recherche de corps masculins pour fuir le vide qui la dévore. Elle ne parle que pour exprimer sa féminité piétinée et sa peur de l’humiliation. C’est le prix à payer dans sa lutte pour gagner la dignité. Un choix paradoxal. Se situer entre la femme et l’être humain, lequel, chaque jour, doit choisir seul son chemin. Elle parle donc depuis un monde sans tendresse, où la haine apparaît comme l’unique moyen d’éprouver sa proximité avec l’autre.
1H10
Tous publics à partir de 14 ans
